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Edito : Une seconde nature ?

7 janvier 2018 - 23:01

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Par Abraham Kouassi

L’habitude a-t-on coutume de dire est une seconde nature. Bonnes ou mauvaises, il est difficile  de se départir après quelques temps de choses qu’on fait usuellement. La ville de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette réalité.

« Bouaké la Rebelle », l’avait-t-on surnommée aux premières heures de la crise de septembre 2002 en Côte d’Ivoire. Plus de 15 ans après l’apparition brutale de Guillaume Soro et ses compagnons sur la scène, Bouaké demeure toujours rebelle. Contrairement à ceux-là même qui ont fait d’elle une rebelle et qui sont devenus par la suite Forces Nouvelles avant de se fondre dans divers mouvements politique, Bouaké est restée attachée à sa philosophie et son identité de rebelle.

Dans la capitale du Gbêkê, la Kalachnikov est devenu le meilleur moyen d’expression des émotions. Une rafale quand on est en colère, une rafale quand on est en joie, une autre quand on est  cocu et encore une autre quand on estime avoir été regardé d’une manière qu’on n’apprécie guère.

Aujourd’hui et malheureusement, un coup de feu à Bouaké est devenu un fait banal. Lors de la récente altercation survenue entre forces de l’ordre dans la ville, un internaute a écrit ces quelques lignes qui résument parfaitement cette situation. « C’est vous  à Abidjan qui vous inquiétez. Ici à Bouaké, on est habitué à tout çà. Les populations vaquent à leurs occupations ».

Sans doute perturbés par plusieurs années de crise, les détenteurs d’armes qui se comptent par centaines dans la ville (bravo au processus de désarmement) ont perdu le nord et confondent le centre ivoirien à une ville du Far West américain.

Ce qu’il faut à Bouaké, ce n’est pas un  nouveau processus de désarmement mais un processus de changement profond de mentalité pour chasser rapidement cette habitude qui, si elle prend pied et devient une seconde nature pourrait faire de cette ville carrefour un véritable No man’s land. Et comme on le sait tous, émergence et no man’s land sont un impossible cocktail. Alors l’heure est venue de prendre la Kalach par le canon et l’envoyer très loin de la ville qui n’a que trop souffert et qui peine à se relever pour assumer pleinement son statut de deuxième ville de Côte d’Ivoire.

Nous cassons les habitudes pour vous

En attendant que Bouaké se décide à changer, nous le faisons pour vous. Chers internautes, vous l’avez sans doute remarqué, Ivoire Justice est devenu Observateur Citoyen, OC. Retenez bien ces deux lettres. Elles sont les vôtres. OC est un média fait pour vous et nous l’espérons par vous.

L’objectif à terme est de permettre aux Ivoiriens de s’informer mais aussi d’informer et de partager leurs opinions.  Vous le constaterez, nos nouvelles rubriques vous accordent la parole comme aucun média sur place ne le fait. Chez nous, vous n’êtes pas que consommateurs mais aussi acteurs de l’information.

Alors, avant de vous souhaiter une excellente année 2018, permettez chers internautes de vous dire par anticipation merci pour votre participation que nous savons déjà acquise à cette belle aventure. OC pour vous, OC par vous.

OC pour une communauté de citoyens engagés !

A bientôt. 

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