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En plein procès Gbagbo : Mediapart lâche des "bombes" sur la CPI, la réaction de Bensouda

6 octobre 2017 - 21:10

Dans une série d’articles publiés depuis le 29 septembre 2017, Mediapart, site français fait des révélations pour le moins gênantes pour la Cour pénale internationale (CPI). Affaire Gbagbo, fonctionnement de la Cour… Tout y passe.

 

Par Abraham Kouassi

Ce sont assurément des informations qui vont donner du grain à moudre aux soutiens de Laurent Gbagbo, défenseur d’une thèse du complot de la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président ivoirien.

Intitulé « Procès Gbagbo : les preuves d’un montage », un article publié par le site internet Mediapart et qui tire sa source selon le media européen d’un « document confidentiel » du Quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères), met en avant le rôle de la France dans la procédure contre Laurent Gbagbo à La Haye.

A en croire Mediapart, le transfèrement de l’ancien président ivoirien repose sur la seule volonté de l’exécutif français dirigé à l’époque des faits par Nicolas Sarkozy présenté comme un « proche d’Alassane Ouattara ». L’objectif était « d’écarter durablement Gbagbo de la scène politique ivoirienne ».

Pour y parvenir, Paris, toujours selon Mediapart à travers la Direction Afrique de son ministère des Affaires étrangères a enjoint Luis Moreno Ocampo, alors procureur de la CPI d’engager des poursuites contre le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) et ce, dès l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011.

« À Paris, la direction Afrique du ministère des affaires étrangères est en ébullition. Son responsable, Stéphane Gompertz, écrit ce même 11 avril 2011 un mail à plusieurs diplomates et officiels français, au Quai d’Orsay ou à l’Élysée – Nicolas Sarkozy, alors président, est un proche d’Alassane Ouattara. Un « collaborateur » français du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, « vient de m’appeler », note Gompertz. « Le procureur souhaite que Ouattara ne relâche pas Gb [pour Gbagbo – ndlr] » et « qu’un État de la région renvoie l’affaire à la CPI au plus vite », poursuit-il, précisant : « Ocampo va essayer de joindre Ouattara ou un de ses proches’’ », relate Mediapart.

Et le site web d’ajouter : « Le procureur de la CPI sera lui aussi destinataire du même message qui fait partie des documents confidentiels obtenus par Mediapart et analysés par l’European Investigative Collaborations (EIC) dans le cadre notre série d’enquêtes Les Secrets de la Cour. Ces quelques phrases n'ont rien d'anodin ; elles sont explosives. En effet, la requête du procureur Ocampo, telle que relayée par la diplomatie française, pour garder Gbagbo prisonnier ne repose juridiquement sur rien : ni compétence juridique, ni mandat d’arrêt ».

Ocampo pas épargné

Ce document publié par Mediapart est le second diffusé en quelques jours sur la CPI. En effet, en fin de semaine dernière, c’est l’ancien Procureur Luis Moreno Ocampo qui a été cité par le media dans une sombre affaire de comptes offshores.

Intitulé « les Secrets de la Cour », le document publié à partir du 29 septembre dernier indique que « pendant qu’il traquait les pires criminels de la planète à la CPI – et après –, Ocampo, qui fut pourtant dans le passé directeur de Transparency International en Amérique latine, détenait des sociétés offshores implantées au Panama et dans les îles Vierges britanniques ».

« Les Secrets de la Cour montrent comment l’ex-procureur Ocampo a investi dans les pires paradis fiscaux de la planète, nui à la confidentialité des dossiers, usé de l’institution publique internationale comme d’une propriété privé », ajoute Mediapart.

Toute cette agitation autour de la Cour n’a pas laissé indifférent Fatou Bensouda. La procureure de la CPI à travers un communiqué a réagi le jeudi 5 octobre 2017 annonçant notamment des enquêtes concernant les activités de ses collaborateurs au sein de l’institution judiciaire internationale.

« En ma qualité de Procureur, l’inquiétude me gagne et je prends ces allégations très au sérieux. J’ai rendu compte des allégations concernant deux membres de mon Bureau au Mécanisme de contrôle indépendant (MCI) dont dispose la Cour dans son cadre juridique. Le MCI a indiqué que cette affaire ferait l’objet d’une enquête complète. Suivant les critères et procédures prévus par le MCI, les allégations en cause seront examinées en toute objectivité et impartialité, dans le respect total de la régularité de la procédure et du traitement équitable des intéressés. Dans l’attente des résultats de l’enquête, j’ai pris des précautions pour préserver les intérêts du Bureau et de la Cour », a publié Fatou Bensouda.

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Commentaires

Je pense que ces enquêtes n'aboutiront jamais car la CPI n'est pas une cour crédible ce n'est qu'une cour qui est au service des intérêts des occidentaux vraiment dommage mon mon AFRIQUE.

la cpi me degoutte on dirais palais de sabotage

gbagbo a belle et bien tué les ivoiriens sont chef d'État major vient de tous confirmé gbagbo doit demander pardon à tout les ivoiriens comme là fait le président Ouattara, soro et autres qui veulent la paix en côte d'Ivoire .

Pouvez vous répondre à la question suivante: Ouattara et Soro ont tué des ivoiriens?
Si vous dites non.
Alors pourquoi demande-t-ils pardonné pour quelque chose qu'ils n'ont pas fait?
Si vous dites oui.
Alors pourquoi ils ne sont pas jugés?

C'est scandaleux!!Honte à toi CPI.Honte á toi fatou Bensouda.Honte à ceux qui,de par leur position de hauteur enfoncent les faibles,à travers des abus,mensonges corruption pour parvenir à leur fin macabre.Honte communauté internationale.

Ses grands dirigeants et faiseurs choix du destin des autres sont bien des démons qui sont descendus sur terre . L'enfer est belle et bien vide .

Quel que soit ce que le juge Ocampo a fait ailleurs de même que Bensouda et la Grande France, cela change quoi dans les crimes odieux qui sont reprochés à Gbagbo et Goudé ?? MEDIAPART, un certain Péant // O. Bongo et le timing de leur intervention... Pour Gbagbo, on va demettre Bensouda, est -ce pour autant que les crimes abominables seront proscrits ???On aurait pu (dù) faire à Gbagbo et famille ce qu'ils ont fait au Général GUEÏ et à son épouse.Toutefois, Il n'est jamais trop tard pour "bien faire ".

tu n'as encore rien compris dans ce procès et l'enjeu.Quand on veut juger des criminels on juge tous les criminels. On ne trie pas.